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Mémoire d'Histoire
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27 avril 2026

LES ENFANTS ET LA GUERRE DE 1870-1871

Les guerres n’épargnent jamais les populations civiles. Considérées comme ennemies à part entière, toujours suspectes d’actions subversives ou de résistance, elles sont des cibles commodes pour faire pression sur l’adversaire. Les femmes et les enfants d’abord sont tout particulièrement visés. Nombre de récits et images de la guerre de 1870 témoignent de ce qui n’était pas encore considéré comme « crimes de guerre » en tant que tels. En retour, les Prussiens justifiaient leurs actes, arguant que les civils réprimés avaient eu le tort de s’impliquer dans le conflit. Ils méritaient le sort qui leur était fait. Les violences qui endeuillèrent Bazeilles illustrent ce double statut des civils comme acteurs et victimes de la guerre. Mais qu’en est-il plus globalement ? Quelle place occupent plus particulièrement les enfants emportés par les violences de l’affrontement franco-prussien ?

Perrault, Le mobilisé de 1870, 1871

La notion d’enfant dans la France du XIXe siècle concerne les individus entre 0 et 17 ans. Dans le détail, des sous groupes doivent être distingués. L’âge est le premier critère. De 0 à 7-8 ans, les nourrissons et les petits enfants forment un ensemble dont le genre importe peu. Ces plus jeunes sont dépourvus de toute autonomie et n’apparaissent au gré des représentations ou dans les récits que comme des silhouettes. Ils font partie du paysage, ne peuvent être que victimes et sont présentés comme telles. Symboles par excellence de l’innocence sacrifiée, ils sont évoqués pour indigner. Entre 8 et 17 ans, en revanche, les enfants sont des acteurs à part entière du contexte. Ils sont assez âgés pour observer, voire témoigner. Dans certains milieux, ils sont déjà actifs sur le marché du travail (aux champs, à l’usine, dans les rues des villes), lequel préfigure celui de la guerre. La différenciation de genre, cette fois, est signifiée. Pour autant, il n’y a pas d’exclusivité de genre. Les garçons comme les filles aident aux ambulances ou en soutien des combattants. Bien que rares, les cas de jeunes filles faisant le coup de feu ne permet pas d’enfermer chacun ou chacune dans une prédisposition quelconque.

Les critères sociaux sont un autre élément important de différenciation. Les enfants de la bourgeoisie se distinguent nettement de ceux des classes populaires (petits ouvriers et paysans) ou des enfants abandonnés, en situation parfois de semi-vagabondage[1]. Ces distinctions jouent un rôle important dans le type d’engagement que choisissent les individus et les actions qu’ils entreprennent. Au final, que ressort-il des sources disponibles ?

Henri Pille, Cantine municipale, 1870

 

Les enfants-spectateurs de la guerre

Avec les questions de leur âge, leurs peurs et leurs regards pas toujours conscients des enjeux politiques ou militaires, enfants et adolescents sont d’abord témoins du conflit. Leur regard sur les évènements est mal connu parce qu’il n’est pas ou peu questionné et parce qu’eux-mêmes ne témoignent que très rarement. À travers des récits réels ou inventés, en images sous la plume des illustrateurs, les adultes parlent à leur place. Ils les décrivent tels qu’ils les voient. Ils tendent surtout à projeter leur propre perception de la guerre à travers eux, diffusant plus de stéréotypes que la réalité.

S’ils sont rares, de jeunes témoins existent pourtant. Dans la masse des récits disponibles, se trouvent quelques journaux intimes principalement rédigés par des jeunes filles (Lucile Le Verrier[2], Jeanne Baudot[3], L. Berr[4]), des récits plus ou moins tardifs de souvenirs (Pierre de Coubertin[5], Edmond Martin[6], Alphonse Maire[7], Maurice Bottet[8], Henri Megnien[9], le général Taufflieb[10], Maurice Quentin-Bauchart[11]…, la liste n’est pas exhaustive) ou des notes archivées (Philippe Pétain). Le témoignage peut aussi se faire en images tels les dessins réalisés par Ernest Peulot, jeune homme qui vit à Montfermeil où il est confronté à l’occupation allemande. S’il n’est plus un enfant (il a 18 ans en 1870), il est au contact de ses cadets et partage leurs activités, jeux et préoccupations. Son récit en images[12] où il met parfois en scène des enfants (ses amis, sa petite sœur), est le témoignage d’un garçon tout juste sorti de l’adolescence.

Ces témoins sont peu représentatifs. Ils sont issus de milieux aisés, principalement citadins. Il n’y a pas d’enfant-paysan ou ouvrier parmi eux, pas de petits réfugiés d’un exode forcé, pas d’adolescents combattants. Ceux qui se sont engagés dans les combats de la Commune après le siège sont mieux identifiés. Mais les concernant nous ne disposons que des archives de justice et les récits des vainqueurs qui projettent sur eux leurs préjugés négatifs.

Sur cette base fragile, quelques perceptions spécifiques peuvent quand même être retenues. Les jeunes témoins reproduisent beaucoup les propos de leurs aînés ou des extraits de presse. Mais leurs textes laissent poindre leurs peurs mêlées de curiosités, parfois empreintes d’une naïveté de bon aloi. Ainsi, le 22 septembre, Jeanne Baudot (14 ans) écrit-elle :

 

« Heureusement, parmi les Prussiens se trouvent des Bavarois ; à ce que l’on dit, ils sont gentils et, pour la plupart, catholiques ; ils ont même laissé évader des prisonniers. »

 

Ce dernier détail est sans doute faux, le propos emprunté aux adultes. Il y a toutefois moyen d’y percevoir la manière distincte dont le fait est vécu : pour l’enfant, tous les Allemands ne sont pas forcément mauvais. Ce sont aussi des hommes. D’autres épisodes rapportés traduisent cette forme d’empathie enfantine. Le 22 octobre, Jeanne brave les recommandations de son père :

 

« Papa nous a défendu de nous mettre à la fenêtre, ni même de regarder derrière les rideaux. Heureusement pour nous, il se trouvait une commission à faire ; j’ai vu l’ennemi, j’avais bien peur quand il en passait près de moi. »

 

La famille est contrainte de loger dix soldats ennemis. Le regard de l’adolescente balance encore entre crainte, curiosité, voire sympathie. Le 25 octobre, elle note :

 

« Il y en a qui sont gentils ainsi il y en a un qui m’a dit « Moi pas Prussien, Badois ». Ils ont beaucoup fait de caresses, surtout à Nini ; ils appellent Lucy « la petite Luis ». Ils parlent beaucoup, c’est un barbouillage incompréhensible. Par exemple, ils chantent très bien, même à plusieurs voix. Ils sont propres ; je viens d’en voir un qui se lavait ; il avait un seau d’eau, trempait ses mains dedans puis se mettait de l’eau jusqu’après les cheveux ; ça ne les empêche pas de sentir mauvais. Il y en a un qui parle un peu français ; il est caporal engagé volontaire, il a passé une partie de la soirée chez nous, est très instruit. »

 

Tout ne se passe pas toujours bien. Dans la nuit du 25 au 26 octobre,

 

« les soldats de chez nous n’ont fait qu’aller et venir, frapper sur la grille ; nous en avions trois quatre au salon qui étaient très exigeants ; ils demandaient vin, bois mais nous n’osons nous plaindre puisque nous ne les avons pas nourris ; il y a d’autres maisons où on était forcé de le faire. »

 

La famille de Jeanne est plutôt gâtée. L’ennemi n’est pas aussi brutal que le disent les média. Le 28, l’adolescente s’en félicite :

 

« La cantinière que nous avions était bien gentille ; elle a donné à la femme de ménage de la viande et une terrine de bouillon ; elle nous a donné une boîte de conserve de champignons ; elle ne comprenait pas le français, seulement elle faisait des signes ; c’est bien dommage de ne pas se comprendre et bien drôle de les entendre. »

Ernest Peulot et Alexis Monvoisin poursuivis par les Prussiens

Le récit de L. Berr et les dessins d’Ernest Peulot rapportent des situations du même genre : curiosité pour l’ennemi, dénonciation de leur méchanceté ou des injustices qu’ils commettent, plaisanteries à leurs dépens mais aussi reconnaissance qu’ils ne sont pas toujours aussi monstrueux que leur nature d’ennemi le commanderait.

Les enfants expriment leurs peurs ; leurs colères aussi. Plus âgée que Jeanne Baudot, Lucile Le Verrier en fournit un exemple. Issue de la haute bourgeoisie, Lucile est déjà une jeune adulte. Sa prose n’en trahit pas moins la fraicheur de l’adolescence. Dans son journal ou les lettres adressées à des amies du même âge, elle commente l’actualité. Elle y exprime des prises de position politiquement bien arrêtées, celles de son milieu bonapartiste. C’est si vrai que ses colères se manifestent plus contre les « rouges » que contre les Prussiens. Réfugiée à Marseille, son témoignage a l’intérêt de trahir les divisions des Français malgré les espoirs d’une « union sacrée » avant l’heure. La lettre qu’elle adresse à la marquise de Saffray dès le 14 août donne le ton :

 

« Les républicains ont montré ce qu’ils valent : c’était honteux de déchirer à l’intérieur un pays déchiré sur ses frontières, c’était honteux d’obliger à laisser des troupes ici tandis qu’il n’y en avait pas assez là-bas. »

 

Spectateurs tenus à distance de la guerre, les enfants entretiennent aussi des fantasmes. Lucile Le Verrier se sent prête à tout :

 

« N’est-ce pas désolant de n’être que des femmes, de ne pas pouvoir verser notre sang comme les hommes, augmenter leurs forces des nôtres, leurs donner la main dans le péril et dans la lutte, prendre notre part du grand travail national ? »   

 

Comme Lucile Le Verrier qui se voudrait homme pour prendre sa part « du grand travail national », le jeune Philippe Pétain se voit officier à la tête de ses soldats. Adulte, il rapporte qu’adolescent (il avait 14 ans pendant la guerre), il suivit avec attention la campagne du général Faidherbe à la tête de l’armée du Nord. Il ressentit « cruellement l’humiliation de la défaite et une volonté passionnée de l’effacer »[13]. Sur la nature de son expérience, toutefois, une note manuscrite non datée est plus révélatrice de ce qu’il a concrètement vécu :

 

« La guerre de 1870 me trouve en 4e. Les nouvelles de la guerre, bonnes ou mauvaises, créent un mouvement d’exaltation dans la jeunesse des écoles. Les plus grands comme les plus petits veulent se préparer à la guerre et les récréations se passent à faire l’exercice. Je m’improvise capitaine avec l’accord tacite de mes soldats et pendant plusieurs mois la cour du collège retentit de commandements militaires »[14].

 

Comme beaucoup de jeunes de son âge, l’enfant Pétain ne connaît la guerre qu’à travers les médias et les nouvelles que reçoivent les jeunes de son âge. Le témoignage permet de comprendre leur ingénuité et d’expliquer les comportements aussi audacieux qu’inconscients de ceux qui se font acteurs de la guerre.

 

Les enfants, victimes désignées

Beauquesne, War-Ton village

S’ils sont témoins, les enfants sont surtout les victimes collatérales du conflit. Au-delà des médias ou des récits qui rapportent les faits au gré des circonstances, les illustrateurs s’emploient à créer des images qui en témoignent sans détour : scènes de perquisitions dans les campagnes (Wilfrid Beauquesne, War-ton village ; Louis Souplet, Réquisition en Picardie ; Benjamin Ullman, Pillage d’une ferme par les Allemands) et de bombardement de Paris (Gilbert, Bombardement de la Montagne Sainte-Geneviève ; Henri Philippoteaux, L’avenue d’Orléans durant le bombardement de Paris, 1870) auxquels ils sont exposés, scènes d’exode (Desurmont, Pourchassés ; Laure de Chatillon, L’option ; Louis Schutzenberger, L’Exode), de sauvetage d’enfant (Gustave Doré, Sœur de la Charité sauvant un enfant ; André Reverchon, Le caporal Pierre Maubonne sauve le jeune Paul Sannoy), de cantines populaires (Henri Pille, Cantine municipale pendant le siège de Paris) ou de queue à la boucherie (Clément Andrieux, Queue à la boucherie en 1871 ; Jean-Alfred Desbrosses, Patience, souffrance)…, etc. Dans toutes ces œuvres, un focus est mis sur l’enfant, victime malheureuse. À travers Frère et sœur, deux orphelins du siège de Paris en 1870-1871, œuvre déclinée en version picturale et sculpturale, Jean-Baptiste Carpeaux propose l’une des versions les plus émouvantes. Avec toute la subjectivité des artistes qui entendent dénoncer la barbarie ennemie, ces images rappellent combien les guerres sacrifient les innocents. Celle de 1870 n’échappe pas au travers en question. Silhouettes incontournables de la violence indue, les enfants sont des cibles tant leurs souffrances sont susceptibles de mobiliser les opinions. Détournée aux fins de propagande, cette vérité réduit la réalité à ce qu’elle a de révoltant. Elle ne donne pas moyen de comprendre l’ensemble du réel, sinon de manière implicite et toujours réductrice.

Carpeaux, Les deux orphelins du siège

Les enfants-acteurs de la guerre

En tant que témoins ou victimes, les enfants restent essentiellement passifs. Les circonstances les plongent parfois dans toutes sortes de rôles.

Le premier d’entre eux renvoie aux petits métiers liés à la guerre : vendeurs de journaux (Clément Andrieux), ils parcourent les rues de Paris en criant les titres à la une et aident à diffuser les nouvelles. Leur silhouette est bien partagée par les illustrateurs de presse. À leurs côtés – quand ce ne sont pas les mêmes enfants qui s’adonnent à l’exercice – figurent les « marchands de curiosités », des petits malins qui s’emploient à extorquer quelques pièces aux bourgeois en leur proposant des objets liés à la guerre : un éclat d’obus (« des petits marchands d’obus », Clément-Auguste Andrieux), un animal à consommer (poisson péché dans la Seine ou la Marne, lapin), des fruits ou un fagot de bois. Ernest Peulot dessine une situation où les Prussiens font monter des enfants dans les arbres pour en cueillir les fruits. Gageons que les enfants n’attendaient pas les sollicitations de l’ennemi pour pratiquer l’exercice. Un autre jour, Peulot se dessine transportant un obus « sans en connaître le danger ». Il ne nous dit pas ce qu’il voulait en faire. L’anecdote montre comment, dans leur inconscience, les plus jeunes vivent la guerre. Cette vie relève parfois du jeu !

La vente de produits alimentaires est en lien avec une autre tâche à laquelle participent activement les enfants : le maraudage. L’exercice dans Paris assiégé est devenu si nécessaire qu’il finit par être autorisé et placé sous la protection de la garde nationale. Il n’est pas spécifiquement réservé aux enfants, mais ceux-ci y jouent un rôle non négligeable du fait de leur petite taille, agilité, légèreté, intrépidité…, qualités qui leur donnent accès à des ressources que les adultes ne peuvent pas atteindre.

Un troisième mode d’action est celui des enfants combattants au premier rang desquels figurent de grands adolescents de 16-17 ans qui trichent sur leur âge pour s’engager comme volontaires (Tissot, Le jeune soldat blessé). Ces derniers relèvent de cas particuliers difficiles à recenser parce que cachés[15]. Les orphelins sont contrôlés dans le cadre d’une institution mise en place pour canaliser l’élan de leur jeunesse livrée à elle-même par les malheurs de la guerre. Les pupilles de la République sont ainsi enrôlés pour aider aux travaux de terrassement, aux Ambulances pour le transport des blessés, servir comme estafettes et porter lettres, ordres ou messages militaires, assister les pompiers dans leurs luttes contre les incendies[16]…, etc.

Tissot, Le jeune soldat blessé

Connus par les récits de guerre, il y a aussi ceux que la mémoire présente comme étant des petits patriotes[17], des enfants qui, de leur initiative ou à celle d’un aîné, participent à une action de soutien militaire. Adolphe Baulmé (14 ans[18]) à Belfort, Laurentine Proust (16 ans) et son frère (12 ans) à Châteaudun[19], fournissent les combattants en eau et cartouches, aident aux soins et à l’évacuation des blessés, adoptent un comportement qui sera celui de certains enfants des barricades parisiennes pendant la semaine sanglante. Un rapprochement peut-être hasardeux mais susceptible d’éclairer sur les mécanismes d’engagement de ces adolescents peut être tenté.

Paradoxalement, les enfants des barricades sont sans doute les mieux connus ; les mieux trahis aussi. Ils peuvent être identifiés par les archives de leurs condamnations en justice au lendemain de la Commune ou par des récits de témoins. Ce sont parfois les mêmes qui, avec la bénédiction des Parisiens, maraudaient ou vendaient à la sauvette pendant le premier siège. Ce sont des enfants pauvres, qui n’avaient rien à perdre, situation qui les rendait redoutables[20]. La justice décompte « 651 enfants ayant participé aux combats, dont 6% de 6 à 12 ans, 7% de 13 ans, 16% de 14 ans, 35% de 15 ans et 36% de 16 ans »[21]. Comme leurs aînés condamnés pour insurrection sans que leur engagement antérieur contre les Prussiens n’ait été retenu à leur actif, ces « gavroches » ne sont restés dans les mémoires que de façon négative. Impossible de corriger leur image sur la seule foi de leur motivation, accablement, voire innocence. Pour la mémoire collective nationale, ce sont des bandits. Que la réalité soit plus complexe, l’historien ne peut que le présumer.

 

Face à la guerre, les enfants sont le reflet d’une société plurielle confrontée aux méfaits et hasards du conflit. Au-delà des convictions individuelles difficiles à mesurer, le tour d’horizon résume à l’échelle d’une communauté d’âge les aléas de la guerre, ceux qui jettent les uns sur les routes, les autres aux remparts ou dans les caves, selon les circonstances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Voir Deluermoz, Quentin, « Les gamins de Paris au combat ? », Les utopiques, texte présenté au colloque international « L’enfant-combattant, pratiques et représentations », organisé les 25-26 novembre 2010 à l’Université de Picardie Jules Verne.

[2] Le Verrier Lucile, Journal d'une jeune fille - Second empire (1866-1878), présenté par Lionel Mirisch. Zulma 1994.

[3] Baudot, Jeanne, Mon journal des vacances de l’année 1870. Manuscrit de l’APA.

[4] Berr, L, « Journal d’une enfant lorraine pendant la guerre », La quinzaine, 1er, 16 août et 1er septembre 1905.

[5] Coubertin, Pierre de, Mémoires de jeunesse. Paris, Nouveau monde éditions, 2008.

[6] Martin, Edmond, Fragments de Mémoires ; souvenirs d’un petit Parisien, 1870-1871. Plessis-Bouchard, édition de l’Émulation française, 1930.

[7] Maire, Alphonse, Le drapeau du régiment d’artillerie-pontonniers. Récit d’un ancien enfant de troupe. Avignon, Imprimerie Eugène Millo et Cie, 1891.

[8] Bottet, Maurice, Huit ans en 1870. L’Invasion vue par un enfant. Paris, La Vouivre, 2002.

[9] Megnien, Henri, « Souvenirs de la guerre de 1870 à Montereau », Recherches et sauvetages, Bulletin des groupes archéologiques de Montereau et Bray sur Seine, 1968-1972, Montereau ; pp. 22-23.

[10] Taufflieb (général), Souvenirs d’un enfant de l’Alsace, 1870-1914. Strasbourg, imprimerie alsacienne, 1934.

[11] Quentin-Bauchart, Maurice, Impressions et souvenirs ; les événements de 1870-1871. Paris, Juven, 1909.

[12] Voir « La guerre franco-allemande à hauteur d’hommes », site du Musée de l’Armée, 2021.

[13] Discours tenu au congrès des engagés volontaires alsaciens et lorrains à Montceau-les-Mines le 5 juillet 1936, d’après Conquet, Alfred, Auprès du maréchal Pétain, Paris, Editions France-Empire, 1970 ; p. 288.

[14] Voir Vergez-Chaignon, Bénédicte, Pétain, Paris, Perrin, 2014. 

[15] Voir Jean-François Lecaillon, « Les petits patriotes de 1870 », blog Mémoire d’Histoire, 23 octobre 2018.

[16] Voir Jean-François Lecaillon, « Les pupilles de la République au siège de Paris (1870) », blog Mémoire d’Histoire, 24 janvier 2024.

[17] Voir Jean-François Lecaillon, « Les petits patriotes de 1870 », blog Mémoire d’Histoire,  23 octobre 2018. Voir aussi Le petit patriote d’Orléans, 1870 de Gustave Bettinger, 1886.

[18] Le Vétéran du 20 janvier 1908

[19] Trailles + Jules Maurie

[20] Voir Catherine Rollet, Les enfants au XIXe siècle, Paris, Hachette/Littérature, 2001.

[21] Rollet, Catherine, Les enfants au XIXe siècle, Paris, Hachette/Littérature, 2001.

 

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