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Mémoire d'Histoire
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25 mars 2026

PEINDRE LA GUERRE QUI VIENT (1910-1914)

 

Les défaites accumulées sur le champ de bataille, la détention de quelques 400 000 hommes dans les camps de prisonniers allemands, les Prussiens défilant sur les Champs-Élysées, l’Alsace-Lorraine annexée…, toutes ces punitions sous le sceau de trahisons présumées – celle de l’Empereur manquant à ses promesses de paix, de Bazaine se laissant enfermer dans Metz, des Rouges tirant « dans le dos de l’armée » en manifestant à Paris, des maires ouvrant la porte de leur cité à l’ennemi, des « capitulards » du 28 janvier 1871 – participent d’une humiliante débâcle nationale. Dans les correspondances, les carnets de guerre, les journaux intimes et les médias, les Français ne jurent que par la revanche. Si l’esprit en reste répandu pendant toute la période 1871-1900, l’idée de passer à l’acte reste toutefois très théorique. Le rêve de réparation de la faute accomplie assure d’importants soutiens à des hommes comme Georges Boulanger, le « général Revanche » (1886-1891), ou Paul Déroulède (1899), sans jamais leur permettre de s’imposer au pouvoir. Au commencement du XXe siècle, la montée des tensions avec l’Allemagne offre au revanchisme l’opportunité d’un nouveau souffle. Chacun est alors susceptible de penser à la sourde menace, beaucoup la redoutent. Mais comment les Français perçoivent-ils vraiment la guerre annoncée, si tant est qu’ils acceptent de la voir venir ?

 

Menace de guerre et patriotisme défensif

Debat-Ponsan, Ceux qui veillent, 1912

Entre 1900 et 1914, les tensions franco-allemandes s’accentuent. Les crises de Tanger (1905), coup d’Agadir (1911), affaire de Graffenstaden (1912), guerres balkaniques (1912-1913) sont les signes avant-coureurs d’une guerre qui vient[1]. À ces tensions, la République répond par la fermeté d’une part, la mobilisation des esprits d’autre part. Il s’agit de ne pas être pris de court au niveau de l’opinion publique. Objectif atteint : lors de la mobilisation générale d’août 1914, les appelés répondent présents. Le taux de réfractaires s’évalue entre 1,3 et 2 % selon les historiens quand le Haut-commandement de l’époque craignait 10 à 20 %[2].

Rien de très nouveau, en l’occurrence. Espéré ou craint, la possibilité d’un conflit avec l’Allemagne a occupé les esprits pendant tout l’entre-deux-guerres 1871-1914. Face au risque encouru, les gouvernements successifs ont misé sur le patriotisme défensif. Très présent à l’école – cours d’instruction civique ou d’histoire promouvant l’amour de la patrie –, dans les journaux – présence chronique de l’information sur les grandes manœuvres de l’armée ou les revues militaires –, dans les discours politiques et ceux prononcés au pied des monuments aux « morts pour la Patrie », par le biais encore d’images d’Épinal diffusées par voies de cartes postales, de calendriers des postes, de protège-cahiers, de chromos publicitaires ou de chansons populaires, etc., l’amour de la Patrie est un sentiment qui ne se discute pas dans la France de la IIIe République[3].

Ce patriotisme se veut positif, moral autant qu’exemplaire. Il rejette toute agressivité envers l’extérieur, fut-il allemand. Il s’autoproclame au service du droit plutôt que de la force attachée à la figure détestée de Bismarck. Il n’a pas vocation à soumettre mais à civiliser, particularité qui justifie la colonisation. Cette exhibition de bons sentiments au nom de la patrie est l’expression d’une propagande aussi efficace qu’elle est bien reçue par l’opinion publique.

Lehmann, Le droit prime la force, 1873

Les Français ne veulent pas de la guerre contre l’Allemagne. Le Mercure de France en témoigne à travers la publication d’une enquête qu’il mène en 1897 auprès de ses lecteurs[4]. Le résultat n’est pas représentatif, les sondés étant principalement des intellectuels et des artistes. Il traduit bien, toutefois, une tendance lourde que confirmeraient paysans et ouvriers peu enclins à accepter un conflit qui les mobiliserait loin des terres à travailler ou au profit d’intérêts qu’ils ne ressentent pas comme étant les leurs. Quelle que soit leur conviction personnelle, la majorité des répondants à l’enquête estiment que le différend franco-allemand doit se résoudre par d’autres moyens que les armes. Cette dernière solution est rejetée par les deux tiers des lecteurs contre 10,7 % qui la souhaitent, le reste ne se prononçant pas clairement. Si le revanchisme est reconnu puissant par tous, il reste porté par une minorité. Sept ans après l’échec du général Boulanger, la chance du mouvement est considérée comme passée. « Une guerre offensive, personne ne la veut » écrit Adrien Veber qui pense dans le même temps qu’une guerre défensive serait l’objet d’une « explosion d’enthousiasmes ». Ces deux commentaires sous la même plume sont moins contradictoires qu’ils ne le paraissent et ils traduisent bien l’état des esprits face à la guerre qui vient : non souhaitée, celle-ci n’est pas refusée si elle doit éclater, sous réserve qu’elle se fasse pour de « bonnes » raisons, une agression étrangère mettant en cause la souveraineté d’un état par exemple. Ce fut d’ailleurs l’un des arguments les plus efficaces en 1914 pour mobiliser les Français heurtés par la violation de la neutralité belge.

Achard, Victis sed in gloriam, 1913

L’inauguration du monument aux morts pour la Patrie de Bordeaux en 1913 illustre le double visage de l’opinion du moment. Victis sed in gloriam reprend l’idée du Gloria Victis d’Antonin Mercié. Mais, au pied de la statue deux discours s’opposent : celui d’Anselme Léon qui présente la sculpture de Jean-Georges Achard comme image de la France foulant « aux pieds les débris des batailles » qu’elle ne souhaite plus connaître d’une part, celui du ministre de la Justice Louis Barthou d’autre part, qui place la référence à la gloire dans l’esprit de la Revanche[5]. Deux discours, deux visions opposées. Entre le refus de la violence guerrière et la conscience d’une menace militaire à laquelle il faut répondre, le cœur des Français balance.

Les hésitations de l’opinion témoignent d’une bonne intégration d’un demi-siècle de patriotisme défensif. Comment les artistes peintres, s’ils le font, annoncent-ils sur leurs toiles cette guerre qui vient ?

  

Le silence des peintres

Aussi actifs que remarqués, les peintres des avant-gardes ne disent rien sur leurs toiles de la menace qui pèse sur le pays. L’actualité n’a pas les faveurs de leur talent. C’est au seul salon des Artistes, plus rarement au salon national des Beaux-arts, que la peinture peut traduire l’état de l’opinion ou la préoccupation des autorités qui utilisent l’art pictural comme outil de diffusion de leurs projets politiques. Or, sur ce plan, la discrétion est frappante. La peinture militaire met peu en avant la menace qui point, voire pas du tout. Quelques œuvres du genre faisant plus mémoire du Premier empire ou de la Révolution que de la défaite à venger s’exposent mais passent assez inaperçues. L’hommage du salon des Artistes de 1913 à Édouard Detaille, le grand illustrateur de la Revanche décédé en 1912, ne fait pas image du revanchisme ni annonce d’une guerre en passe d’éclater. La présentation de son Paul et André Déroulède, épisode de la bataille de Sedan illustre plus le patriotisme protecteur par l’image de la solidarité au sein d’une fratrie qu’il ne fait figure d’avertissement d’une guerre imminente.

De fait, les peintres tendent à se taire sur le thème de la guerre qui vient. Entre 1910 et 1913, trois ou quatre tableaux, guère plus, sont susceptibles de faire exception : Ceux qui veillent d’Édouard Debat-Ponsan (1912), Départ pour la guerre de François Baude (1912), Le tocsin sonnait toujours de Charles Bunel (1913), voire Soldats en marche de Jacques Villon (1913). À travers la figuration des inquiétudes, larmes et embrassades que provoque le départ à la guerre de l’appelé, Baude suggère bien une situation qui se concrétisera deux ans plus tard. Il évoque l’acceptation sans gaité de cœur du devoir militaire par le citoyen. Plutôt opposé aux solutions guerrières, Debat-Ponsan parle du respect du à ceux qui protègent la frontière parmi lesquels se trouve son fils. S’il exprime une crainte latente face à la menace qui pèse, il n’illustre pas une marche effective à la guerre. Seul Charles Bunel adresse peut-être, mais de façon très subliminale, un avertissement au public : tout en figurant une scène de la guerre franco-prussienne, il choisit un titre suggérant l’idée que le tocsin qui sonne « toujours » peut encore annoncer une guerre à venir. Les soldats de Jacques Villon, en revanche, invitent plus le spectateur à concentrer son attention sur les effets de la recherche artistique du moment qu’ils ne préviennent contre une guerre annoncée.

Au salon de 1914, Eugène Chaperon présente Les vedettes. Cette fois, la guerre qui vient est bien au programme : soutenu par les morts de 1870, son arme déjà baissé, un lancier français fait face à un uhlan. Entre eux, sur la frontière, l’Alsace et la Lorraine figurent l’enjeu du combat en passe d’éclater. Mais ce tableau annonciateur d’une offensive française de reconquête des provinces perdues à l’opposé des positions défensives prônant le droit plutôt que la force, reste là encore une exception. Cette dernière confirme la tendance à la discrétion des peintres sur le thème de la guerre qui vient, voire celle des sculpteurs encore très sollicités par les commandes de monuments aux morts de 1870 pour se préoccuper de ceux à venir.

Cette forme de distanciation bien partagée tient d’abord à l’évolution du monde des arts. La peinture historiographique est de moins en moins répandue. Entre 1870 et 1880, elle ne représentait déjà que 2 à 3 % des œuvres exposées au salon des Artistes. Elle tombe à moins de 1 % à partir de 1880, moins de 0,5 % après 1900. Un tel recul du genre suffit à expliquer la rareté des tableaux susceptibles d’annoncer une guerre en gestation. La grande peinture d’Histoire finit de s’effacer, l’art totalitaire et l’activisme politique d’artistes en dissidence n’existe pas encore[6]. Concurrencée par de nouveaux médias, la peinture se cherche sur le terrain des avant-gardes dont les transgressions touchent le monde de l’art, pas celui de la politique étrangère nationale.

D’autres raisons entretiennent la situation. Depuis 1885, l’évocation de la guerre de 1870 et de la Revanche ne fait plus recette. Critique et public se sont lassés des tableaux figurant les malheurs de la France. Malgré la popularité des œuvres de Neuville et Detaille, les déplorations patriotiques agacent. Les spécialistes de la peinture militaire se tournent vers d’autres évènements quand ceux qui veulent entretenir l’esprit de Revanche s’emploient à trouver matière à créer des images plus émouvantes et positives que celles des défaites. L’abandon à partir de 1885 par Édouard Detaille des sujets évoquant la guerre de 1870 au profit de campagnes victorieuses – napoléoniennes tout particulièrement – était déjà la traduction concrète de ce repositionnement pictural. À la veille de la Grande Guerre, la nostalgie l’emporte sur le militantisme politique ; tournée vers le passé, elle néglige les lendemains susceptibles de déchanter.

Fournier-Sarlovèze, Visite du Tsar en France, 1901

En contrepoint, l’actualité en rapport avec un éventuel conflit à venir offre peu matière à sujets exaltants. L’alliance franco-russe inspire six tableaux présentés au salon de 1894, cinq au salon de 1898, mais le sujet ne prend pas bien auprès du public et, parce qu’il établit une alliance défensive, il plaide plus en faveur d’une paix à préserver qu’il n’annonce une guerre. De même, les œuvres renvoyant aux conquêtes coloniales parlent peu aux Français et l’actualité en peinture se replie sur le thème des grandes manœuvres (77 tableaux de manœuvres militaires depuis 1880 aux salons dont 33 sur les grandes manœuvres proprement dites, soit un par an en moyenne). Ces œuvres s’adressent aux jeunes gens appelés à servir sous les drapeaux mais la concurrence des journaux illustrés et de la photographie n’encourage pas les peintres sur ce thème. Qui plus est, elles s’inscrivent dans l’esprit du si vis pacem para bellum du patriotisme défensif. Elles rassurent contre le risque de guerre, elles ne sonnent pas le tocsin.

Face à la discrétion des peintres sur le thème de la guerre qui vient, le cas du peintre allemand Ludwig Meidner mérite qu’on s’y arrête un instant. Né en 1884, il fait des études d’art à l'Académie de Breslau (1903-1905) avant de s’installer à Berlin en 1905 où il collabore à Die Aktion, la revue-phare de l'expressionnisme allemand. En 1906, il vient à Paris où il rencontre les artistes de Montmartre. Il revient à Berlin un an plus tard (1907) où il peint, grave et expose des œuvres offrant « des visions apocalyptiques de l'homme et de la ville ». Ces créations frappent tant elles paraissent prémonitoires de la Grande Guerre : ciels chargés, maisons en ruine ou aux lignes distordues, foules sans visage qui semblent fuir, explosions nocturnes, faisceaux lumineux aux couleurs de feu, enchevêtrement de matériaux, corps disloqués. Ces tableaux seraient datées de 1915-1918, ils diraient le bombardement concomitant des villes du nord de la France ; ils datent de 1911-1913 ! Meidner voit-il la guerre qui vient ? Pas vraiment. Sophie Goetzmann[7] explique sa fascination pour la grande ville et les catastrophes qui peuvent s’abattre sur elle. Meidner ne pense pas aux effets d’une guerre récente ou en cours au moment où il les imagine, pas plus que Robert Delaunay dont il est un fervent disciple ou Vladimir Baranoff-Rossigné, autre adepte du mouvement orphiste et qui crée lui aussi une série d’Apocalypses à la même époque. Vouloir se démarquer des représentations du passé ou de l’actualité en imaginant des images futuristes ne fait pas des artistes concernés des peintres de la guerre qui vient. Il faut se garder des interprétations rétroactives. Il serait possible, en revanche, de trouver dans les œuvres représentant la Grande Guerre des artistes qui se seraient inspiré de l’orphisme et de leurs recherches sur la lumière quand elle est apocalyptique (voir les tableaux de Félix Vallotton, Paysage en ruine et d’incendies de 1915, Gino Severini, Canon en action, de 1915 ou George Grosz, Explosion de 1917, par exemple).

Meidner, Apocaliptic City, 1913

Ce coup d’œil en direction des orphistes invite à regarder ce que produisent au même moment les « cubistes de Salon » dont le rêve proclamé par Jean Metzinger était de « fixer par nos procédés de grandes solennités, des inaugurations avec le Président de la République, des congrès, le tsar au milieu de sa cour… ou bien encore, des revues, des escadres de bataille… »[8], des sujets qui sont précisément ceux auxquels s’adonnent les « peintres d’histoire » traditionnels au salon des Artistes. « Les cubistes français (…) avaient sacrifié l’ambition plastique aux défis de l’actualité » note Béatrice Joyeux-Prunel[9]. Pour autant, la menace de la guerre à venir n’est pas à leur programme. Non seulement ils en ignorent le thème mais, soucieux de se distinguer des futuristes italiens, ils se tournent plus vers des « paysages de province française » (Les Tours de Laon de Robert Delaunay, Le dépiquage des moissons et la Cathédrale de Chartres d’Albert Gleizes), des anecdotes régionales (Les montagnards attaqués par des ours d’Henri Le Fauconnier ou la série des tours Eiffel de Delaunay) que vers l’actualité politique et militaire. La « radicalisation nationale du cubisme français » à partir de 1912 et sa mobilisation contre l’invasion des arts étrangers, allemands tout particulièrement, s’inscrit dans une germanophobie ambiante, elle ne se traduit pas par la création d’œuvres annonçant la guerre qui vient. Très curieusement, la menace sous forme de conflit armé entre les deux grandes puissances européennes n’est pas assez présente dans l’esprit des artistes en question pour se traduire sur leurs toiles. Mieux encore : soucieux de renouer avec la peinture d’histoire mais d’une manière qui se veut « différente du XIXe siècle », leur avant-gardisme d’inspiration futuriste entreprend alors de glorifier l’avenir en se focalisant sur les promesses des machines (Métro, Porte d’Orléans, Félix del Marle, 1912 ; les compositions mécaniques de Fernand Léger), les dynamiques des nouveaux sports (Le cycliste, de Metzinger, Les joueurs de football de Gleizes, 1912-1913), les performances de l’aviation (Notre avenir est dans l’Air selon Picasso, 1912 ; La Conquête de l’air par Roger de la Fresnaye en 1913 ; Hommage à Blériot de Delaunay, 1914), le thème de la guerre ou de l’armement (Artillerie, Roger de la Fresnaye, 1911) mais traité de façon plus théorique ou imaginaire sans que le conflit qui menace ne soit ciblé pour lui-même[10]. L’avant-gardisme, de fait, détourne plus l’attention vers les polémiques esthétiques qu’il ne claironne contre ou pour la guerre qui vient.

Revenons aux artistes français plus académiques et aux œuvres qu’ils présentent au salon des Artistes. Les peintres ne s’intéressent pas au sujet. Les sculpteurs, en revanche, travaillent bien sur le thème de La Guerre ou de La Paix, voire les deux à la fois. Ces œuvres ne témoignent pas pour autant d’une préoccupation nouvelle sur le sujet. Quand elles ne répondent pas à des commandes pour orner les monuments aux morts du passé, elles restent déconnectées de l’histoire en train de se faire et relèvent davantage d’exercices d’école que d’une illustration de l’actualité internationale.

Dans ce contexte, une œuvre résume bien l’état d’esprit du moment : S’il le faut ! d’Alfred Boucher (1912), un titre qui résume tout à lui seul. La guerre qui vient obligera les patriotes. Ils feront leur devoir. Retour au Départ à la guerre de François Baude qui date de la même année !

 

À l’instar d’une majorité de leurs compatriotes, les peintres négligent la guerre qui vient à laquelle ils ne veulent pas être confrontés. Leur discrétion témoigne de la convergence de deux phénomènes au moins : le déni des Français face à une menace qu’ils redoutent en leur for intérieur d’une part, l’efficacité de la propagande républicaine qui a élevé toute une génération dans l’acceptation du devoir militaire jusqu’au sacrifice suprême d’autre part. Cette résignation sans adhésion à la guerre relève-t-elle d’une culture spécifiquement française du moment ?

 

 

[1] Voir Jean-Jacques Becker et Gerd Krumeich, « Le raidissement des rapports franco-allemands après 1911 », La Grande Guerre. Une histoire franco-allemande, chapitre II, Taillandier, 2012 ; p. 39-60. Disponible en ligne sur Cairn-info. Voir aussi Etienne Manchette et Julie Duruflé, 1913. Vers la Grande Guerre, Paris Taillandier, 2024.

[2] Voir Jean-Paul Jourdan, « Insoumission et désertion parmi les soldats basques de la Grande-Guerre : réalité et faux-semblants », in Gregori, Sylvain, et Jean-Paul Pellegrinetti, éditeurs. Minorités, identités régionales et nationales en guerre. Presses universitaires de Rennes, 2017 ; p. 41.

[3] Voir Jean-François Lecaillon, « La Fabrique des soldats. Représentation de l’armée sous la troisième République », blog Mémoire d’Histoire, 26 mars 2024.

[4] Voir Jean-François Lecaillon, « État des esprits en 1897 », blog Mémoire d’Histoire, 9 juillet 2024.

[5] Voir Franck Lafossas, Histoire de Bordeaux. La mémoire des statues. La guerre de 1870-1871, Les Dossiers d’Aquitaine, collection « Mémoires de France », Bordeaux, 2020 ; p. 85-87.

[6] Voir Lecaillon, Jean-François, « De la peinture d’histoire à l’activisme politique », blog Mémoire d’histoire, janvier 2026.

[7] Sophie Goetzman, « Et les grands cris de l’Est ». Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Centre allemand d’histoire de l’art, 2021 ; chapitre III, p. 185-236.

[8] Cité par Béatrice Joyeux-Prunel, Les avant-gardes artistiques, 1848-1918, Paris, Gallimard/folio, 2015 ; p. 407-419.

[9] Béatrice Joyeux-Prunel, Ibidem, p. 466.

[10] Béatrice Joyeux-Prunel, Ibidem, p. 530-531.

 

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Commentaires
L
Bonjour M. Lecaillon, <br /> <br /> L’ouverture prochaine du nouveau Musée mémoriel du Lot – Résistance, Déportation, Libération, prévue le 18 juin 2026, marque un tournant majeur pour la Ville de Cahors. Afin de célébrer ce moment fort, la Collectivité organise une semaine inaugurale dont l'un des temps forts sera consacré à un après-midi autour de la Guerre de 1870-1871, le mardi 16 juin.<br /> <br /> Nous souhaitons organiser des interventions qui permettront de réexpliquer les origines du conflit de 1870 et de montrer l’importance de l’engagement des Mobiles (notamment le régiment du Lot). Connaissant l'importance de vos travaux, nous sommes convaincus que votre expertise apporterait un éclairage indispensable à cette réflexion.<br /> <br /> Nous serions donc très honorés de vous compter parmi nos intervenants pour une communication d'une vingtaine de minutes. Nous vous laissons une entière liberté pour définir l'angle de votre présentation, l'objectif étant de favoriser un dialogue constructif et stimulant avec le public ainsi qu’avec les autres chercheurs lors des temps d'échanges prévus à cet effet.<br /> <br /> Afin de finaliser l'organisation de cette journée, nous aimerions, dans la mesure du possible, recevoir un retour de votre part au plus vite. <br /> <br /> N'hésitez pas à revenir par moi, via mon mail. <br /> <br /> En espérant sincèrement que votre emploi du temps vous permettra de vous joindre à nous pour cette étape majeure de la vie culturelle lotoise, je vous prie d'agréer, Monsieur Lecaillon, l'expression de mes salutations les plus cordiales.<br /> <br /> <br /> Charlotte LEROY<br /> Chargée de recherche et de médiation
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L
Bonjour, je suis très honoré de votre invitation et aurais été ravi de pouvoir me joindre à vous. Malheureusement, je suis dans l'impossibilité de me libérer à la date proposée. Restant à votre disposition pour une autre occasion, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.<br /> Jean-François Lecaillon
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