Des œuvres évoquant explicitement ou non les guerres du second empire...

26 janvier 2019

JEAN-BAPTISTE NORO, ARTISTE PEINTRE ET COMMUNARD

La visite des collections permanentes du musée de Montmartre (2 rue Cortot) permet de découvrir quelques documents (photographies, dessins, gravures...) renvoyant à l'histoire de la butte pendant le siège de Paris et la Commune. C'est l'occasion de découvrir un tableau méconnu réalisé par un peintre lui-même peu connu. Son nom n'est pas même répertorié dans la base Joconde. Ce silence tient peut-être au fait que Jean-Baptiste Noro (qui signe ses toiles J. Noro), élève de Courbet fut, comme son maitre, un partisan de la Commune.... [Lire la suite]
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22 janvier 2019

"LE PASSE CONTEMPLANT L'AVENIR" (J. Clarétie)

« Le vrai, c’est que prétendre reconstituer la vie affective d’une époque donnée, c’est une tâche à la fois extrêmement séduisante et affreusement difficile. Mais quoi ? L’historien n’a pas le droit de déserter » (Lucien Febvre, Annales d’histoire sociale, 12-1182, 1941[1]). Au Salon des Beaux-arts de 1877, Jean-Paul Laurens présente L'État major autrichien devant le corps de Marceau (collection Sumitomo, Kyoto). L'oeuvre est remarquée comme étant l'une des meilleures de l'année. Jules Clarétie estime même que... [Lire la suite]
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11 août 2018

RESTAURATION DE TABLEAUX PAR LE MUSEE DE CHATEAUDUN

L'écho républicain du 21 juillet dernier annonce la restauration par le musée de Chateaudun de deux tableaux faisant partie de ses collections : La barricade tournée de Félix Philippoteaux (1883) et Portrait de Madame Jarrethout peint par Grasse (1894). Les deux tableaux font référence au sort tragique que connut la ville de Châteaudun le 18 octobre 1870. L'article propose une brève explication des sujets traités.  
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11 juillet 2018

LA VIEILLE FEMME D'USTARITZ ALLEGORIE DE 1870 ?

Léon Bonnat (1833-1922), peintre académique français, a 37 ans quand la guerre franco-prussienne éclate. C'est déjà un artiste reconnu, prix de Rome en 1857, et qui s'illustre dans les années 1870-1880 comme portraitiste des personnalités de son temps. Pendant la guerre, il fait son devoir dans un bataillon de marche de la Garde nationale. Il reçoit son baptême du feu lors des combats de Villiers (bataille de Champigny, 30 novembre - 2 décembre). « Son bataillon placé en réserve à Montrouge, fut assez voisin du lieu de l’action [...]... [Lire la suite]
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18 mai 2018

LES REVES, FABRIQUES DE MEMOIRES

Les désastres de 1870 ont humilié les Français. L’Année terrible fut un choc qui suscita d’authentiques cauchemars, au sens propre du terme. Sur les toiles des artistes peintres, ces derniers se sont parfois traduits en rêves. A des moments différents, plusieurs, parmi les plus grands maîtres de l’époque, ont créé une œuvre sur ce thème. Leur confrontation met en relief le style et les convictions de chacun ; elle permet aussi d’analyser comment le vécu peut faire mémoires à travers les arts. Dès septembre 1870, bien avant la... [Lire la suite]
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20 avril 2018

GODILLOT, SYMBOLE D'UNE DEFAITE ?

"La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats. » assurait le maréchal Le Boeuf, ministre de la guerre, devant la Chambre le 15 juillet 1870. Elle ne dura que six mois et la légende du désastre entretient l'idée que les Godillots qui équipaient les soldats français ne furent pas à la hauteur de l'enjeu ! Van Gogh prit les vieux souliers pour sujet de plusieurs toiles, dont celle ci-dessus réalisée en 1886 et souvent intitulée Les Godillots, ainsi que le fait F. Robert membre de la Société... [Lire la suite]
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31 mars 2018

UN SUEDOIS A PARIS

Né en 1842 à Riseberga, en Suède, Nils Forsberg est un peintre spécialisé dans les scènes d'Histoire et les scènes de genre. En 1867, il se rend à Paris. Il y reste jusqu'en 1902. En 1870, il est donc à Paris quand la guerre franco-prussienne éclate. Bloqué dans la capitale, il devient témoin privilégié du siège. Plus encore dans la mesure où il ne reste pas simple spectateur du conflit. Il s'y engage comme infirmier. En 1871, il réalise d'ailleurs un autoportrait le présentant comme tel, la croix-rouge affiché sur le devant de son... [Lire la suite]
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15 mai 2017

L'EXPLOSION (MANET ?)

Le site Autour de l'impressionnisme attribue ce tableau à Manet sous le titre L'exécution. Je n'ai pas souvenir d'avoir trouvé mention de cette oeuvre dans La Commune de Paris, révolution sans images ? de Bertrand Tillier ; ni dans aucun ouvrage dédié à Manet. Alors ? Une erreur ? Qui ? Mise à jour du 15 mai 2017 (1ère édition 4 mai 2014) : Le musée Folkwangmuseum d'Essen (Allemagne) propriétaire du tableau l'attribue bien à Manet, mais sous le titre L'explosion qui semble plus conforme à ce qui est représenté. Le nuage... [Lire la suite]
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01 mai 2017

FRANCE - ALLEMAGNE EN DETAILS

Chose promise dans le précédent message... L'exposition "France - Allemagne (1870-1871) propose de nombreux tableaux à découvrir. A redécouvrir aussi quand on les regarde dans le détail du pinceau. Florilèges [pour apprécier, cliquez sur les pastilles] : En bas à droite de L'entrée des parlementaires allemands dans Belfort (De Neuville), un homme et une femme sortent d'une cave où ils se terraient peut-être. La colère de la femme à l'enfant qui interpelle les parlementaires ennemis offre à voir une belle panoplie de mouvements,... [Lire la suite]
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07 février 2017

CAROLUS-DURAN ET LA GUERRE DE 1870

Comme beaucoup d’artistes bloqués dans Paris en 1870, Carolus-Duran est enrôlé au 19è bataillon de la garde nationale où il côtoie Bracquemond, Toulmouche, Bonnat, Gervex, Puvis de Chavannes ou Ziem. « C’est un pur vaillant » écrit de lui Zacharie Astruc (lettre à Ida du 8 septembre 1870). Pour autant, il n’abandonne pas son atelier du passage Stanislas (aujourd’hui rue Jules Chaplain). Il y aurait réalisé L’espagnole (Musée des Beaux-arts de Valenciennes), « comme un dérivatif à la guerre ». Il fait aussi le... [Lire la suite]
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