06 janvier 2018

MEMOIRE DES FRANCAISES DE 1870 DANS LES OEUVRES LITTERAIRES (1871-1914)

Entre 1872 et 1914, les écrivains Français se sont emparés de la guerre de 1870 pour en faire sujet de récits littéraires. Les plus grands se sont adonnés à l’exercice, puisant dans leurs souvenirs pour mettre en scène une anecdote ou un épisode du drame national. Dans le sillage ouvert par Victor Hugo (L’année terrible), Zola (La débâcle), Maupassant (Boule de Suif), Huysmans (Sac au dos) ainsi que leurs amis du groupe de Médan[1], Daudet (Les contes du Lundi), Coppée (Le canon), Malot (Thérèse), Bloy (Sueur de sang), Darien (Bas les... [Lire la suite]
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01 janvier 2018

LES CHIENS ET LA GUERRE DE 1870

[Le texte qui suit comporte plusieurs mises à jours. Voir en fin de page] Le chien est un personnage très présent dans le cadre de la guerre de 1870. Récits de souvenirs, caricatures et autres représentations picturales l'évoquent abondamment comme cible des Parisiens affamés. Dans un des tableaux les plus connus du siège de Paris, Clément-Auguste Andrieux figure aussi le fidèle compagnon de l’homme en bonne place. Mais le chien fut-il autre chose que l’ami de son maître ou un produit alimentaire de substitution ? La... [Lire la suite]
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17 novembre 2017

MEMOIRE DE JACQUES CŒUR ET GUERRE DE 1870

1872, le Salon de l'école des Beaux-arts rouvre ses portes après l'interruption liée à la guerre franco-prussienne.  2067 oeuvres ont été sélectionnées par le jury. On est loin des 5434 de 1870. Plus exigeantes, les règles de sélection ont changé (voir Lobstein). L'année terrible, aussi, n'a pas favorisé le travail des artistes : mobilisés, manquant de matériel ou trop inquiets pour trouver envie de peindre, ils ont moins à proposer. Parmi ces oeuvres, quelques-unes évoquent la guerre qui vient de s'achever. Des artistes... [Lire la suite]
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31 octobre 2017

LES FRANCAIS EN GUERRES (François COCHET)

Dans ce livre, François Cochet se penche sur les hommes, dirigeants ou simples exécutants, pour « mesurer le degré d’adhésion aux conflits auxquels la France a pu participer » de 1870 à nos jours. Cette synthèse de 540 pages a le mérite de lier la guerre franco-prussienne (1870-1871) à celles du XXe siècle, de mettre ainsi en perspective l’ensemble des guerres « modernes » sans ignorer celle qui, avec la guerre de Sécession, est considérée comme l'une des premières d'entre elles. Une fois n'est pas coutume, la... [Lire la suite]
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30 octobre 2017

COMPLOT CONTRE LE ROI DE PRUSSE EN 1870 (Olivier Berger)

"Théorie du complot" dans la France occupée de 1870 ? Olivier Berger parle plutôt de "mythe", de rumeurs qui mobilisèrent les services de sécurité allemand durant le conflit franco-prussien. Réalisée dans le cadre d'un colloque consacré à la question des régicides en Europe (XVI-XIXe siècles), Olivier Berger se penche sur le cas du roi Guillaume de Prusse dont la disparition à l'occasion d'un attentat pourrait (peut-être ?) changer le cours de la guerre et ses effets politiques. Les rumeurs courent ; inquiets, les Allemands... [Lire la suite]
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24 octobre 2017

JULES DIDIER SEVESTE, MORT A BUZENVAL

Connaissez-vous la rue Seveste ? Sans doute pas et c'est fort compréhensible. Située dans le 18è arrondissement de Paris, près de Montmartre, elle a ainsi été baptisée en 1875, en mémoire du comédien Jules Didier Seveste de la Comédie française, petit-fils de Pierre-Jacques Seveste lui-même homme de théâtre. Lieutenant au bataillon des carabiniers parisiens, Jules-Didier Seveste participa à la bataille de Buzenval (19 janvier) au cours de laquelle il fut blessé. En compagnie du peintre Carolus-Duran, Jules Clarétie croise son... [Lire la suite]
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24 octobre 2017

D'UNE GUERRE A L'AUTRE, FELIX POTIN ON Y REVIENT

"Felix Potin, on y revient" Tel est le slogan qui popularise les magasins Félix Potin au début des années 1930 ! Mais les initiateurs de la formule croyaient-ils si bien dire ? Né en 1820, Félix Potin est un épicier qui s'installe à Paris (9e arrondissement) en 1844 et révolutionne vite le métier. Sa réussite lui permet d'ouvrir en 1860 un second magasin, au 103 boulevard de Sébastopol, à l'angle de la rue Réaumur. En 1864, une nouvelle épicerie ouvre au 47 boulevard Malesherbes. A partir de 1870, la "maison Félix Potin" (qui... [Lire la suite]
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21 octobre 2017

SOUVENIRS DU SIEGE DE PARIS (JAMES TISSOT)

Jacques-Joseph Tissot (alias James Tissot, 1836-1902).      Artiste peintre français, spécialiste des sujets mondains, Tissot expose pour la première fois au Salon de 1859, mais il se fait surtout remarquer à partir de 1864. Il est l'un des premiers à explorer le japonisme. Il fréquente Monet, Whistler, Degas, Stevens... La guerre de 1870 le rattrape. Il y participe en s'engageant dans les Tirailleurs de la Seine, unité dans laquelle s'enrôlent de nombreux artistes (Berne-Bellecour, Cuvelier, Jacquemart, Leloir,... [Lire la suite]
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20 octobre 2017

LES "MAROCAINS" DE LUDWIG KNAUS

Dans un message sur le camp de Wahner Heide j'écrivais : "Les Allemands montrent beaucoup d'intérêt pour les unités de Turcos. Ils sont curieux des soldats coloniaux et les photos figurants ces derniers sont proportionnellement plus nombreuses que ce qu'ils représentent réellement". Cette curiosité se retrouve sous le crayon de Ludwig Knaus qui fit plusieurs études de "Marocains" prisonniers à Koln ou Wesel, ainsi qu'il les désigne lui-même. Ludwig Knaus (1829-1910) est un peintre né à Wiesbaden. Se voulant "peintre du quotidien", il... [Lire la suite]
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19 octobre 2017

CAMPS DE WAHNER HEIDE A KOLN

Les défaites de Sedan (70 à 80 000 hommes) et de Metz (170 000) en l'espace de deux mois (début septembre - fin octobre 1870) laissent aux mains des vainqueurs une masse impressionnante autant qu'imprévue de prisonniers (jusqu'à 400 000 en tout selon M. Botzenhart). Ceux-ci sont dispersés sur l'ensemble du territoire allemand, dans des camps souvent improvisés (environ 200 sites). Tel est le cas de Wahner Heide à Cologne (Köln). Quelques photos conservées par AKG-images en témoignent. Ce sont d'intéressantes sources pour se faire une... [Lire la suite]
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