07 février 2017

CAROLUS-DURAN ET LA GUERRE DE 1870

Comme beaucoup d’artistes bloqués dans Paris en 1870, Carolus-Duran est enrôlé au 19è bataillon de la garde nationale où il côtoie Bracquemond, Toulmouche, Bonnat, Gervex, Puvis de Chavannes ou Ziem. « C’est un pur vaillant » écrit de lui Zacharie Astruc (lettre à Ida du 8 septembre 1870). Pour autant, il n’abandonne pas son atelier du passage Stanislas (aujourd’hui rue Jules Chaplain). Il y aurait réalisé L’espagnole (Musée des Beaux-arts de Valenciennes), « comme un dérivatif à la guerre ». Il fait aussi le... [Lire la suite]
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22 janvier 2017

CURIOSITE : CARTE ROUTIERE D'OPERATION

Juste une curiosité extraite du Relevé journalier des opérations du 2me bataillon du 14me régiment d'infanterie provisoire (mobiles du département de l'Yonne, Avallon-Tonnerre) : campagne de France, 1870-1871, publié par le capitaine Gustave Lefebvre, Imprimerie de E. Barré (Avallon), 1873. (disponible sur Gallica) En légende, à droite, il faut lire : 1er type de tracé : routes parcourues en train 2eme type : routes parcourues à pied 3ème type : route parcourues plusieurs fois.
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19 janvier 2017

ARTISTES PERDUS DE 1870

Bilan de la guerre de 1870 : 139 000 morts, 143 000 blessés côté français, 45 000 morts et 90 000 blessés côté allemand (source : François Roth, p.509+510). "Pour aucun des deux pays, les pertes humaines n'ont revêtu un caractère dramatique [...] Les forces vives des deux pays n'ont pas été vraiment atteintes. On est très loin de l'effroyable saignée de la Première guerre mondiale" souligne l'historien français. Rien à redire à ce regard comptable. L'évaluation peut être toutefois relativisée, sachant que les deux conflits n'ont pas... [Lire la suite]
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14 janvier 2017

LE MONUMENT AUX MORTS DE MARSEILLE (TURCAN)

La mémoire de 1870, ce sont des monuments aux morts. Une pratique bien antérieure à la Grande guerre qui provoqua une démultiplication de celle-ci, à la hauteur du sacrifice vécu par toutes les communes de France. Au-delà du souvenir du premier affrontement franco-allemand, c’est toute la question de l’instrumentalisation de l’histoire et de la mémoire qui est en jeu. Un sujet intéressant pour lui-même, mais aussi dans le cadre d’une vie politique qui aime se servir du passé pour en faire un argument électoral. Rémi Dalisson nous... [Lire la suite]
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02 janvier 2017

LES INSTITUTEURS DE L'AISNE

Pendant l'hiver 1870-1871, trois instituteurs de l'Aisne (Jules Debordeaux, Louis Poulette et Jules Leroy) furent exécutés par les Prussiens en représailles à des attaques de francs-tireurs perpétrées contre leurs forces d'occupation. Dès le 20 août 1872, une plaque commémorative fut apposée dans la cour de l'École normale d'instituteurs, rue Clerjot à Laon. En 1881, cette plaque fut transférée dans la nouvelle École normale d'instituteurs, inaugurée la même année, avenue de la République. Dans le contexte du revanchisme et du... [Lire la suite]
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13 décembre 2016

HOMMAGE A ADELE RITON

Le drame, sans doute, a préservé son nom de l'oubli. Adèle Riton est l'incarnation de ces femmes qui firent leur possible pour répondre aux besoins des soldats français durant le conflit franco-prussien de 1870. Dans tous le carnets de guerre, les mêmes récits font état de ces femmes distribuant de l'eau, de la nourriture et, parfois, des vêtements ou des couvertures quand les convois militaire faisaient halte dans les gares. Adèle Riton s'employait au qotidien à distribuer des rafraîchissements aux prisonniers rentrant d'Allemagne.... [Lire la suite]
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01 décembre 2016

L'ART DE LA PAIX

Au Petit Palais à Paris, une exposition : L'art de la paix. Occasion de découvrir des documents établissant des traités importants de l'histoire de France et leur mise en relation avec des oeuvres d'art (peintures, sculptures, mobilier...). Concernant la période fin XIXe - début XXe, le visiteur pourra y (re)découvrir L'apothéose de la guerre (1871) de Verechtchaguine et trois oeuvres auxquelles il est fait référence dans Mémoires picturales de 1870 et opinion publique en France avant 1914, à savoir : La rue... [Lire la suite]
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28 novembre 2016

BAZILLE, L'ARTISTE QUI NE POUVAIT PAS MOURIR

La toilette (1870) est l’une des dernières œuvres créées par Frédéric Bazille. D’inspiration orientaliste, elle trahit une envie d’exotisme[1] que la guerre de 1870 lui donna l’occasion de combler sans lui offrir le temps de le traduire en chef-d’œuvre. Ami des impressionnistes, Bazille était promis à un si bel avenir qu’il n’imaginait pas pouvoir mourir. Comme il le confia à la veille de sa mort au capitaine d’Armagnac avec lequel il fêtait sa promotion au grade de sous-lieutenant, il avait « trop à faire dans la vie ». ... [Lire la suite]
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25 novembre 2016

RETOUR DES DEUX DERNIERS PRISONNIERS

D'après Le journal d'Alsace, ils sont les deux derniers prisonniers libérés d'Allemagne. Les voilà égarés à Strasbourg devenue allemande. Les journaux français se font l'écho de l'information. Ici, dans le journal Le Temps du 2 novembre 1874. L'information est aussi reprise dans L'Univers du 4 novembre et Le Gaulois.   Documents disponibles sur Gallica
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21 novembre 2016

SOUVENIRS DE CAPTIVITE

Wissembourg, Woerth, Forbach… en août 1870, Sedan le 3 septembre, Metz le 27 octobre… En l’espace de trois mois l’Allemagne dut faire face à l’arrivée sur son territoire de plus 250 000 prisonniers. Un tel afflux d’hommes à loger, nourrir et retenir n’avait pas été prévu. Il fallut improviser.   Soldats français faits prisonniers à Sedan Avant le transfert vers l'Allemagne, les prisonniers sont retenus dans des enclos provisoires. A Sedan, la presqu'île d'Iges formée par un méandre de la Meuse est transformée en campement... [Lire la suite]
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