Cham, Le Charivari 01/1871La guerre de 1870 entretient ses légendes, mythes ou caricatures. Parmi celles-ci, l’image des Prussiens « voleurs de pendules ». Citant Père Martin, une source dénonçant « le grand vainqueur allemand [qui] en veut à vos meubles, à vos pendules, aux robes de vos mères, aux bijoux de vos sœurs », Marc Angenot [1] parle de « traits vaudevillesques ». De fait, la nature satirique de l’accusation ne fait plus mystère pour personne. La légende a passé. La longue pérennité du trait interroge pourtant. Pourquoi cette image a-t-elle si bien fonctionné ? Au-delà du trait, quelle idée confortait-elle dans l’esprit des Français ? Pour avancer quelques éléments de réponses, faut-il encore savoir d’où vient l’accusation. Et pourquoi des pendules plutôt que des armoires, des fauteuils ou de bonnes bouteilles ? Avaient-elles un sens qui nous échappe aujourd’hui ?

Une légende tenace

Trois caricatures, tout particulièrement, de Cham et Daumier [2], publiées en 1871 dans Le Charivari, en ont popularisé l’idée au point d’inscrire « dans la conscience collective française […] des stéréotypes [et] que certains sont allés jusqu’à raconter qu’en 1914, lors de l’invasion du Nord de la France, on aurait vu, sur le seuil des maisons,Hansi, Armée allemande novembre 1914 des horloges déposées pour ainsi dire en offrande à l’intention des soldats allemands » [3]. L’accusation est récurrente pendant toute la durée de la Grande guerre [6]. Dès le 6 août 1914, les lecteurs de L’Excelsior peuvent lire l’optimiste annonce selon laquelle les Allemands « ne parviendront pas à détrousser les navires marchands d’Anvers ni à voler les pendules de Bruxelles » (p. 2). Le 7 novembre 1914, dans Le Journal de Montélimar – preuve que la légende est ancrée jusque dans les provinces les plus éloignées du front – un dessin signé Pierre (Le Kronprinz des cambrioleurs) met en scène un soldat allemand « voleur de pendules ». Début 1915, Hansi fait le portrait du soldat allemand portant une pendule sur son dos, puis d'un autre l'emportant sous le bras (Le grand bonheur de 1915). Hansi est un récidiviste. Ses dessins antérieurs à la guerre ont largement contribué à entretenir la légende des Prussiens voleurs d’horloge depuis l’Antiquité [4] !

Hansi tradition des voleurs de pendule

Marque d’une popularité du trait, les caricatures qui en véhiculent l’idée ornent des cartes postales comme celle dessinée par A. Cézard [5]. La moindre réquisition ou scène de pillage justifie le rappel des « voleurs de pendules de l’Année terrible » [7]. Dans Le Matin du 19 août 1916, l’expression « Voleurs de pendules » sert de titre à un article dénonçant les pillages commis par les Allemands dans les territoires occupés. Le journal publie une lettre adressée par une Allemande à son mari pour le remercier des cadeaux qu’il lui a envoyés de France, dont une pendule ! La lettre est datée, les correspondants identifiés, mais rien n’est dit sur la façon dont le journal se l’est procurée et rien ne permet de certifier son authenticité.

Malgré la force de substitution de la mémoire de la Grande guerre aux dépens de celle de 1870, la légende se perpétue. En 1921, sous le titre « l’Art français sur le Rhin », une illustration signée Brousset met en scène un couple d’Allemands devant une vitrine exposant des pendules. « Allons, tant mieux !… Il y aura encore de belles pendules à voler en France à la prochaine guerre » dit l’un des deux personnages (voir ci-dessous, à la fin du message).le droit de vivre, avril 1939 Dans Le Droit de vivre (bulletin de la Ligue Internationale Contre l’Antisémitisme) du 29 avril 1939, la légende est encore jugée si efficace qu’elle est réactualisée pour illustrer la question sociale : le dessin met en scène la République voyant un soldat prussien la dépouiller de ses pendules : « Et voilà le uhlan qui m’embarque mes quarante heures » se lamente-t-elle. Rien à voir, bien sûr, avec la guerre de 1870. Celle-ci est peut-être oubliée. Mais ce qui importe, en l’occurrence, c’est le message : les Allemands sont des voleurs.

Avec le temps, la référence s’estompe. Elle devient rare pendant la Seconde guerre mondiale. Les crimes de cette période suffisent sans doute à expliquer l’effacement d’une mémoire mal adaptée aux circonstances du moment.

Origines d’une légende

Mais d’où vient donc cette réputation du Prussien voleur de pendules ? Elle peut aisément s’expliquer par les pillages commis lors de l’invasion de 1870 ou les réquisitions d’une armée s’approvisionnant sur place aux dépens des populations. Cette accusation facile à comprendre fait l’impasse sur les vols commis par les déserteurs et soldats débandés français dont on trouve trace dans les carnets de guerre et journaux intimes ; ou les réquisitions forcées mal vécues par les paysans dépouillés sans indemnisation ainsi qu’en témoignent les accusations portées contre ces derniers jugés coupables d’avoir préféré céder leurs biens aux Prussiens plutôt qu’aux Français au prétexte que les premiers payaient mieux. En marge de ces reproches croisés, un des rares récits écrit pendant la guerre en faisant référence à des pendules propose un éclairage intéressant sur ces pillages. En date du 13 septembre 1870, Marcel Jozon confie à son carnet de guerre qu’il a fait « chez M. Ferton une réquisition d’une bouteille de Champagne » qu’il a gaiement vidée. Rien de très criminel au demeurant, même si l’adage pourrait soutenir que celui qui vole une bouteille, dévalise une cave. Arrivé dans la commune de Chivy (Aisne), Jozon constate ensuite le saccage des maisons abandonnées : armoires ouvertes, contenus sans valeur éparpillé au sol, lits et meubles brisés, « tout gît dans un pêle-mêle complet ». Seuls ont échappé au saccage, les carreaux des vitres et les globes des pendules. Contrairement à ce qu’en dit la légende, celles-ci n’ont pas été volées. Mais le témoignage de Jozon est surtout intéressant pour l’explication qu’il donne de ce détail : « Peut-être ce respect étrange tient-il à la crainte qu’ont ces messieurs de se couper avec les éclats de verre » [8]. Nulle généralisation ne saurait être tirée de ce texte. Il montre toutefois que la fascination des Prussiens pour les pendules n’allait pas de soi ; il donne surtout une bonne raison pour ne pas l’accréditer. Les pillages par des troupes en temps de guerre portaient le plus souvent sur des produits comestibles ou utiles dans le cadre de la campagne : un outil, une paire de bottes, un vêtement. Sauf à organiser un trafic, qu’Édouard Detaille a suggéré dans Les vainqueurs, une de ses œuvres les plus polémiques, les soldats étaient déjà assez chargés par leurs équipements militaires pour ne pas s’encombrer d’objets inutiles dont ils seraient eux-mêmes dépouillés à la première occasion. La fragilité de ces objets est un autre élément de dissuasion. Les Prussiens « voleurs » ont existé, mais il est peu crédible de penser que les pendules aient été leur cible préférée.

Edouard Detaille, les vainqueurs

La réalité du terrain témoigne de situations contrastées, variées, impossibles à généraliser. La question reste de savoir pourquoi la légende se fixe sur les pendules. Pour trouver un début de réponse, il faut déterminer quand et comment l’histoire se met en place. La première mention publique que nous avons pu retrouver date du 26 décembre 1871 dans Le Charivari. En première page, la rédaction publie une lettre attribuée à une certaine Litchen écrivant à son fiancé, son cher Fritz, pour lui demander de lui ramener de France une « jolie pendule » ; lequel Fritz lui répond qu’il « a déjà mis de côté une jolie montre en or et une jolie épingle prise à ton intention dans une maison où nous avons logé. Nous ne traversons pas un pays sans en emporter un souvenir pour nos Litchens ». Tout, dans ces lettres, relève de la caricature et de l’invention, procédé repris 45 ans plus tard dans Le Matin du 19 août 1916 (voir ci-dessus). Elle montre surtout deux choses : 1/ pendule, montre ou épingle, la cible n’est pas encore bien fixée à cette date ; 2/ ce que ces objets ont de commun est leur valeur mais, surtout, leur facilité de transport. Ils peuvent tenir dans la poche d’un sac ou dans un gousset.

Daumier, le nouveau char de la victoireLa publication quinze jours plus tard, dans Le Charivari toujours (numéro du 10 janvier), du dessin de Cham mettant en relation le vol de pendules et l’heure de la revanche montre surtout dans quel esprit de dépit le reproche se met en place. S’ensuit toute une série d’allusions sous la plume de Gabriel Guillemot (les 14, 17, 18, 19, 21, 24, 26 janvier), de quoi ancrer l’idée dans la tête des lecteurs. Le 30 janvier, une nouvelle allusion paraît sous la plume d’Henry Maret. Le dessin de Daumier publié le 20 février ne fait plus qu’entériner l’idée. Cham est-il le père de la légende ? Il en est sans aucun doute le diffuseur le plus efficace. Mais elle devait circuler dans l’espace public. On en retrouve d’ailleurs la trace dans le calendrier prophétique du Grelot du 1er janvier : « Tous les Français majeurs, […] trouvent en se mettant à table, une pendule sous leur serviette. C’est un cadeau de l’État-major prussien ». (p. 3).

Toute la puissance des journaux satiriques transparaît dans cette mise en place de la légende. Reste à comprendre pourquoi des pendules plutôt que des fauteuils ou des lits plus fréquemment réquisitionnés quand les Prussiens s’installaient dans une maison ; et pourquoi en janvier 1871 ? Sur ce dernier point, l’approche de la capitulation joue sans doute un rôle décisif. L’épilogue de la guerre longtemps retardé, le dépit se fait plus fort que jamais à l’heure où l’accusation de pillage général de la France sous la forme de réparations s’installe dans les esprits. L’annexion de l’Alsace-Lorraine sera elle aussi présentée comme un vol comparable à celui des pendules. Mais cet apparentement s’est fait plus tard, de façon rétroactive, quand la perte des deux provinces fut actée, ce qui n’est pas encore le cas en janvier 1871, même s’il y avait lieu de craindre à cette date la mise en application d’une revendication formulée par Bismarck dès septembre 1870.

En amont de la légende

La consultation de la presse montre que le vol de pendules est un larcin qui n’était pas rare au XIXe siècle. Le délit est signalé au moins une fois pendant la durée de la guerre : dans Le Droit et Le Constitutionnel du 20 janvier 1871, des cambrioleurs sont pris en flagrant délit par les gardes nationaux dans le quartier du Jardin des Plantes à Paris. Ils ont profité de l’absence des propriétaires pour visiter des maisons touchées par le bombardement et s’y emparer de pendules, mais aussi d’argenterie et de mobilier. Sans doute, rien de très imposant ou lourd puisqu’ils cachaient les fruits de leur larcin sous leurs blouses. En l’occurrence, le délit est commis par des Français et non des Prussiens.

Cham, Charivari 21 juillet 1867Une requête élargie dans le moteur de recherche de la base Retronews sur les dénonciations de « vols de pendule » donne un résultat intéressant : il propose 370 réponses (une vingtaine par an, en moyenne) sous le Second Empire, 272 (dix par an) pour la période 1871-1898. Ces données ne sont pas de nature exhaustive, mais elles fournissent un indice. Les pendules attiraient les convoitises et le délit était jugé assez grave pour être signalé dans la presse. Il inspire même un premier dessin à Cham, publié dans Le Charivari du 27 avril 1851 – soit vingt ans plus tôt ! puis un second le 21 juillet 1867. En d’autres termes, en janvier 1871, Cham ne faisait que recycler une caricature ancienne. Cette actualisation de la référence invite à chercher le sens qu’elle pouvait avoir dans l’esprit des lecteurs. Or, au Charivari, Cham n’en a pas l’exclusivité. La référence est utilisée au moins trois fois dans le cadre d’une polémique engagée entre M. Nicolardot, collaborateur du journal conservateur L’univers, et Taxile Delord au nom du journal. Ce Taxile Delord y accuse Voltaire d’avoir volé des pendules : « Non content de faire main basse sur les bougies du roi de Prusse, d’user les habits de ses amis, Voltaire avait encore la fâcheuse habitude, lorsqu’un de ses de ses amis lui accordait l’hospitalité, de partir en mettant la pendule de sa chambre dans sa poche » [9]. La référence au roi de Prusse victime de Voltaire ne manque pas de piquant, mais n’est qu’une coïncidence. Le 13 juillet suivant, Taxile Delord écrit encore : « un homme qui commence à voler des pendules ne s’arrête pas en si beau chemin ». L’image du voleur de pendules est ainsi associée à celle du primo-délinquant, un débutant que rien n’arrêtera plus. Le 10 décembre 1856, la polémique rebondit sous la plume de Faublas (fils). Cette fois, le vol est qualifié d’ « espièglerie ». Rien de bien insultant, donc. Cette idée de faute mineure resurgit sous la plume d’Henri Rochefort dans La Lanterne du 31 juillet 1869 (p. 6). Il y signale que le « vol de pendule » est un « crime » moins « déshonorant et méprisable » que « l’invention d’un complot ».

arlequin voleur de pendule, bronze doré du 1er EmpireSur la foi de ces références – et jusqu’à preuve du contraire – le vol de pendules apparaît donc comme le méfait d’un petit cambrioleur plus amusant qu’inquiétant. Dans cette acceptation, le délit renvoie à celui auquel se prête l’Arlequin de la Comedia dell arte, ce voleur de pendule qui inspira de nombreux maîtres horlogers du XVIIIe, du Premier Empire ou de la Restauration. Le « voleur de pendules » ne serait donc bien qu’une figure ancienne que Cham et Daumier auraient remis au goût du jour. Associée aux Prussiens, l’accusation prendrait même un sens doublement méprisant : le Prussien est ainsi dénoncé comme voleur, mais petit et médiocre, un pillard sans envergure ni vergogne. Si Cham, Daumier ou Guillemot n’ont pas pensé en des termes si précis, nombre de leurs contemporains ont du pressentir ces nuances. Ce n’est que dans un second temps, la caricature atteignant pleinement son but, que la référence au vol des pendules a pu s’enrichir d’interprétations nouvelles.  Dans Le Charivari du 4 janvier 1871, par exemple, la rédaction évoque la dureté de l’hiver dans les termes suivants : « Voyant que la gelée arrêtent les pendules, [le Parisien] en conclut qu’elle finira peut-être par arrêter aussi les Prussiens ». Il n'y a pas de vol, en l’occurrence, mais une relation est bien établie avec l’ennemi. La guerre terminée, l’association se consolide jusqu’à nourrir la légendaire réputation. Dans La RSoudieux Emile, Kronprinz statue plâtre musée de suresnesevue politique et littéraire du 8 juillet 1871, Louis Léger donne un point de vue qui semble en sceller le mémorable sort : « Si un prophète était venu nous dire, il y a six mois, que la docte Allemagne, le chaste peuple, la nation critique par excellence, l’apôtre de la culture, viendrait nous enseigner un jour l’art de voler des pendules et d’emballer des pianos, nous nous serions hautement récrié en invoquant la civilisation et le progrès [10]. » Ce n’est pas la première ni la dernière récupération à des fins germanophobes, mais celle-ci est symptomatique d’une mémoire en construction : Léger met encore les pianos sur le même plan que les pendules. L’hésitation ne dure pas longtemps. Dans Le Charivari du 1er janvier 1872, sous la signature de Castorine et dans le cadre d’une lettre (encore une ! le procédé fait long feu !), un homme d’affaire écrit à son correspondant : « Les AllemandsSoudieux Emile, Kronprinz statue plâtre profil nous ont pris nos pendules. C’est assez ». Deux mois plus tard, dans le numéro du 25 février 1872, l’association Prussiens/vols de pendules est si bien ancrée dans les esprits que Cham peut en jouer de manière implicite : à une femme qui vient mettre sa pendule en gage, le prêteur qui travaille pour « L’œuvre de la délivrance » (tout un programme) refuse : « Au lieu de les éloigner, ça les attire » dit-il.

Les Prussiens « voleurs de pendules » est un trait dont Le Charivari a usé tant et plus. Les journaux grands publics n’ont pas tardé à le reprendre à leur compte et à lui donner caution de leur sérieux. Le ridicule ne tuant personne, la légende s’est partout irépandue, de façon parfois incongrue. Dans Le Siècle du 14 septembre 1872 (p. 3), dans un article consacré aux « œuvres complètes de Pierre Leroux », l’auteur écrit ainsi : « Les Allemands qui n’excellent pas seulement à nous dépouiller de nos provinces et à nous voler nos pendules, [ils] s’approprient les idées de Pierre Leroux » ! La suite est connue.


Brousset, vols de pendules 1921

[1] Angenot, Marc, « Germanophobie et récit revanchard », Médias 19, chapitre 11, note 34, disponible sur Internet

[2] Cham et Daumier, Album du siège par Cham et Daumier. Recueil de caricatures publiées pendant le siège dans le Charivari. Paris, aux bureaux du Charivari, s. d.

[3] Koch, Ursula E., « Du Printemps des peuples à la guerre franco-allemande (de 1848 à 1870-1871) : Étude comparée des caricatures du « pays voisin » d’après le quotidien parisien Le Charivari et l’hebdomadaire berlinois Kladderadatsch », in Régnier, Philippe, La Caricature entre République et censure : L’imagerie satirique en France de 1830 à 1880 : un discours de résistance ? Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1996.  Disponible sur Internet.

[5] Cezard, A., “La "Kultur" allemande ne méprise pas la culture de la betterave”, NuBIS, accessed 28 mars 2021, https://nubis.univ-paris1.fr/ark:/15733/3vkx .

[6] Interrogé le 29 mars 2021 avec la chaîne « voleurs de pendules » le moteur de recherche du site Retronews relève quarante sept occurrences pour la période de la Grande guerre ; il en il en recense encore cinquante et une pour l’Entre-deux-guerres. Pour la Seconde guerre mondiale, en revanche, il n’en retient que quatre, mais trois sont bien des évocations de la légende.

[7] In « À l’œuvre ! », Le Petit Parisien du 28 septembre 1914, p. 1.

[8] Récit publié  par Allorant, Pierre, « L'invasion et l'occupation prussiennes de 1870 vues par un ingénieur des travaux publics », Histoire@Politique, vol. 10, no. 1, 2010, pp. 10-10.

[9] Delord, Taxile, « Plus de quai Voltaire », Le Charivari du 7 juillet 1854.

[10] Legér, Louis « L’idée du droit chez les Allemands et chez les Slaves », La revue politique et littéraire, 8 juillet 1871 ; p. 45-47.

PS : Nicolas Bourguignat et Gilles Vogt consacrent deux pages au sujet dans La guerre franco-allemande de 1870, Paris, Champs-Histoire, Flammarion, 2020 : p. 363-364.

PS - 6 août 2022 : Dans Le Rire du 22 avril 1911 est publié un dessin d'A. Névil mettant en scène un cambriolage. Ce que dérobent les voleurs sont une bouteille de vin et une pendule, double larcin traidtionnellement attribué aux Prussiens. Ce sont pourtant bien des Français qui le commettent.

Le Rire 1911-04-22 voleurs de pendules