Devilly (théodore), les adieux 1885Peintre du XIXe siècle, membre de l’Ecole de Metz, Louis Théodore Devilly (1818-1886) fait partie de ces artistes marqués par la guerre de 1870, peut-être même un peu plus que la moyenne en tant que lorrain né à Metz et ayant opté pour la France en 1871. Devilly, Sidi BrahimLa guerre perdue face à l’Allemagne l’a peu inspiré. Ce n’est pas faute de savoir peindre des scènes de batailles, mais l’orientaliste a plus souvent imaginé celles-ci dans l’espace colonial, comme en témoigne Le combat de Sidi Brahim.

 

Freyberg, La reddition de Metz

Tardive, une œuvre, pourtant, renvoie à 1870 : Les adieux (1885). Elle évoque la séparation des officiers français de leurs hommes lors de la capitulation de l’Armée du Rhin, fin octobre 1870. La scène est très « posée » (cf. l’officier bras croisé au premier rang), très narrative, avec un souci deProtais, La séparation résumer tout le drame au prix de quelques incohérences : la présence des femmes et des enfants en marge de la scène à la fois de reddition (arrivée des Prussiens en second plan, à comparer avec le tableau de Freyberg, ci-dessus) et celle de la séparation des officiers et des hommes de troupes (à comparer avec l’œuvre de Protais sur le même thème), celle des cadavres de chevaux qu’on imagine mal ainsi abandonnés quand ils étaient envoyés à l’équarissage pour nourrir les 170 000 hommes de l'armée, et celle de ce chien au premier plan, plus éfflanqué du fait de sa race (un lévrier) que du manque de nourriture. Bien inattendue, cette présence canine renvoie à un thème fréquent dans la peinture militaire de l’époque (voir les chiens et la guerre de 1870).

Source : wikipédia, le siège de Metz

wikipédia, Louis Théodore Devilly