b_1_q_0_p_0Faire la part de l'histoire et... du reste.

Sur VOIR, un très bon article signé Pierre-Luc Brisson faisant suite aux polémiques survenues aux Etats-Unis et au Canada après les événements de Charlottesville et la question de la conservation des statues et autres marques de mémoire d'hommes ayant accomplis des actes aujourd'hui réprouvés.

«L’histoire n’est pas le lieu de l’adhésion. On n’a pas à adhérer au passé comme à un parti.» (Nicolas Offenstadt)

« L’histoire, conçue en tant qu’enquête (c’est là le sens ancien du mot grec ἱστορία) vise avant tout, par l’examen rigoureux des traces du passé, à atteindre une certaine forme de « vérité » historique, à reconstituer l’expérience vécue par les hommes et les femmes du passé. La mémoire collective, quant à elle, est constituée des représentations et des récits qu’une société se raconte à elle-même. »

« Les historiens n’ont pas vocation à redevenir des « romanciers ». Il ne manque pas d’idéologues pour ce faire. »

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« Une statue n’est jamais plus que la représentation monumentale des valeurs et du récit qu’une population entend se raconter à elle-même. » En d’autres termes, un objet de mémoire et non d’histoire.

Les historiens « ont le devoir de veiller à ce que leur discipline ne soit pas détournée et mise au service des réactions identitaires de notre temps. […] Le récit historique est une arme trop puissante pour qu’elle soit laissée entre les seules mains des idéologues identitaires…»

 

Source pour lire le texte intégral : La bataille de l'histoire, 29 août 2017.