penne-olivier-de-rendez-vous-de-chasseNé en 1831, élève de Léon Coignet, Olivier de Pennes se fit d'abord peintre d'histoire, puis il se spécialisa dans les scènes de chasse. 

En 1870, quand éclate la guerre, il a 39 ans. Pour autant, il ne recule pas devant l'appel du devoir et s'engage aussitôt dans un régiment de zouaves.

Le conflit le marque durement. Bloqué dans Paris, il subit les rigueurs de l'hiver et tombe malade. Libéré, il se rend chez son père, à Barbizon. De nouvelles épreuves l'attendent : la maison est dévastée et, ruiné par de mauvais investissements, son père disparaît peu après.

Olivier de Penne a dûrement souffert de la guerre. Il fait pourtant partie de ces artistes qui - à ma connaissance et jusqu'à preuve du contraire - ne la prend jamais comme sujet de travail. Sa formation et ses oeuvres comme Le rendez-vous de chasse posé au début de ce message lui en donnait pourtant toutes les capacités. Apparemment, il fait partie des "silencieux", un cas de plus à ajouter au recensement des peintres français et la guerre de 1870 qui n'ont pas souhaité exprimer leur vécu sur la toile ou le papier.

En 1870, comme Rosa Bonheur cette même année, il prend le sanglier pour sujet. La remarque ne présume toutefois de rien, sinon d'une concommittance normale entre deux peintres animaliers.

Si un lecteur a connaissance d'une pièce d'Olivier de Penne susceptible de contredire mon propos, je suis preneur. Et je ferai en sorte de compléter ce billet.

C Sources : APOPHTEGME

Wikipédia