Robida MOntreuil

Albert Robida n’avait que 22 ans en 1870. Après avoir suivi l’armée aux frontières, il revient à Paris où il se trouve bloqué le temps du siège. Garde national, il se rend tous les jours sur les remparts où il croque ce qu’il voit. Ses dessins illustrent le journal du siège qu’il rédige au jour le jour. Un double témoignage, quasiment unique en son genre. Il a été publié dans une édition de luxe en 1971 présenté par « livre occasion ancien » auquel j’emprunte le commentaire suivant :

 

« Pris sur le vif, les dessins d'Albert Robida se présentent, en effet, à l'historien comme autant d'éléments d'information dont le caractère d'authenticité s'avère incontestable. Or, dans les rues comme sur les fortifs où l'artiste prend ses « instantanés », nul reporter photographe, qu'en ce temps handicape encore la pose, ne peut vraiment lui faire concurrence. »